Des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont causé six morts jeudi 1er janvier dans l’ouest de l’Iran, au cinquième jour de protestations contre la hausse des prix. Ces événements, rapportés par des agences de presse locales et des médias internationaux, marquent une escalade dans une mobilisation touchant au moins 20 villes du pays.
Jeudi 1er janvier 2026, six personnes ont perdu la vie dans des heurts localisés à Lordegan, Azna et Kouhdasht, dans l’ouest de l’Iran, selon l’agence de presse Fars et la télévision d’État. Ces affrontements surviennent au cinquième jour de manifestations contre la vie chère, initialement pacifiques et lancées dimanche à Téhéran avant de s’étendre à d’autres villes et universités.
Escalade des violences dans l’ouest du pays
À Lordegan, dans le sud-ouest de l’Iran, deux civils ont été tués après que des manifestants ont jeté des pierres sur des bâtiments administratifs, dont le gouvernorat, la mosquée, la mairie et des banques, selon l’agence Fars. La police a répondu par des gaz lacrymogènes, causant d’importants dégâts et l’arrestation de plusieurs meneurs, précise la même source rapportée par La Croix.
À Azna, dans l’ouest, trois morts et 17 blessés ont été recensés lors d’affrontements où un groupe d’émeutiers a attaqué un commissariat de police, d’après l’agence Fars citée par Le Monde et Wikipedia. Dans la nuit de mercredi à jeudi, à Kouhdasht, un membre du Bassidj âgé de 21 ans a été tué par des émeutiers alors qu’il défendait l’ordre public, selon la télévision d’État relayant les propos du vice-gouverneur de la province du Lorestan, Saïd Pourali.
As reported by AFP for RTL, ces incidents ont touché au moins 20 villes de taille moyenne, principalement dans l’ouest, avec des dégradations de bâtiments publics. Selon La Croix, un membre du Bassidj, milice affiliée aux Gardiens de la Révolution, figure parmi les victimes, marquant les premières morts officielles depuis le début des rassemblements.
Contexte des manifestations contre la vie chère
Les protestations ont débuté le 28 décembre 2025 à Téhéran contre la hausse des prix, avant de s’étendre à plusieurs dizaines de milliers de participants dans diverses villes, selon Wikipedia. Des étudiants ont rejoint le mouvement à partir du 30 décembre sur les campus universitaires, scandant des slogans appelant à la chute de la République islamique ou à la fin du soutien iranien à Gaza et au Liban.
Réactions officielles et arrestations
Trente personnes ont été arrêtées à Téhéran pour troubles à l’ordre public, a indiqué l’agence Tasnim jeudi soir, alors qu’aucun incident grave n’y a été signalé, selon RTL et Wikipedia. Le porte-parole de la police iranienne, Saïd Montazeralmahdi, a déclaré vendredi 2 janvier comprendre les revendications économiques mais averti d’une réponse ferme, d’après RTL.
Un conseiller du guide suprême, Ali Shamkhani, a réagi en affirmant que toute intervention américaine serait fermement repoussée, selon RTL. Les autorités ont mis le pays en week-end prolongé jusqu’à dimanche, invoquant le froid et des économies d’énergie sans lien officiel avec les manifestations, rapporte Le Monde.
Mercredi, un bâtiment gouvernemental a été attaqué à Fassa dans le sud, selon Le Monde. Selon l’agence Fars citée par La Croix, « des manifestants ont commencé à jeter des pierres sur les bâtiments administratifs », tandis que la télévision d’État a évoqué à Kouhdasht des « jets de pierres » et 13 blessés parmi les policiers.
Implications et mesures gouvernementales
Le gouvernement a mobilisé les forces de l’ordre pour contenir les troubles, avec des arrestations qualifiées de proportionnées par les officiels, selon les annonces relayées par Fars et Tasnim. Selon RTL, « toute tentative visant à transformer les manifestations économiques en un outil d’insécurité, de destruction des biens publics ou de mise en œuvre de scénarios conçus à l’étranger sera inévitablement suivie d’une réponse légale, proportionnée et ferme ».
Les pertes s’élèvent à six morts et des dizaines de blessés côté manifestants, plus un membre des forces de l’ordre tué et 13 policiers blessés, d’après Wikipedia et La Croix. Le Mossad israélien affirme soutenir les manifestants sur le terrain, selon Wikipedia, bien que cette allégation reste à vérifier par des sources indépendantes.
Les manifestations, initialement économiques, ont pris une tournure politique avec des appels à des changements régimaux, touchant la quasi-totalité du pays selon Le Monde. Aucune déclaration officielle n’a encore été émise par le guide suprême Ali Khamenei ou le président Massoud Pezeshkian sur ces événements récents.
Les développements rapportés indiquent une escalade localisée dans l’ouest de l’Iran avec six morts jeudi 1er janvier, des arrestations à Téhéran et une mobilisation gouvernementale pour restaurer l’ordre public lors de ces protestations contre la vie chère lancées fin décembre 2025.