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Violences meurtrières à Lattaquié et Homs lors de manifestations alaouites en Syrie

Deadly violence in Latakia and Homs during Alawite demonstrations in Syria

Des manifestations de la communauté alaouite ont dégénéré dimanche en affrontements violents à Lattaquié et Homs, faisant au moins trois morts et des dizaines de blessés, deux jours après un attentat contre une mosquée alaouite à Homs qui a tué huit personnes. Les autorités syriennes dirigées par Ahmed Al-Charaa accusent des partisans de l’ancien régime de Bachar Al-Assad, tandis que l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) impute deux tués aux forces de l’ordre. Ces incidents s’inscrivent dans un contexte de tensions confessionnelles persistantes depuis la prise de pouvoir par une coalition islamiste fin 2024.

Dimanche 28 décembre 2025, des milliers de membres de la communauté alaouite ont manifesté dans les villes côtières de Lattaquié et à Homs, au centre de la Syrie, pour dénoncer les violences contre leur minorité, suite à un attentat meurtrier vendredi contre une mosquée alaouite à Homs ayant fait huit morts et 18 blessés, selon un bilan rapporté par Euronews. Au moins trois personnes ont été tuées et 60 blessées à Lattaquié, d’après l’agence de presse officielle SANA citée par Le Monde, tandis que l’OSDH a indiqué que deux manifestants ont péri par les tirs des forces de sécurité dispersant la foule dans cette ville côtière. Les autorités n’ont pas confirmé ces tirs mais ont affirmé avoir maîtrisé la situation en accusant des fidèles armés de Bachar Al-Assad d’avoir attaqué les forces de l’ordre et des civils, selon Le Monde et Le Républicain Lorrain.

Affrontements violents entre manifestants et forces de sécurité

Les manifestations, organisées après l’attentat à la bombe contre la mosquée Imam Ali bin Abi Talib dans le quartier alaouite de Wadi al-Dahab à Homs, ont rassemblé des milliers de personnes réclamant la fin des attaques contre leur communauté, une branche chiite de l’islam dont est issu l’ancien président Bachar Al-Assad, rapporte France 24. À Lattaquié, des jets de pierres, passages à tabac et tirs en l’air ont opposé manifestants et contre-manifestants, selon Le Monde, tandis que des incidents similaires ont été signalés à Homs par l’OSDH cité dans Le Républicain Lorrain. Un correspondant de l’AFP à Lattaquié a entendu des coups de feu et constaté des heurts avec des partisans du pouvoir actuel, comme indiqué par Le Monde.

According to journalistes de Le Monde for Le Monde, les récits des événements restent parcellaires et contradictoires, avec les autorités syriennes, sous la direction de l’ancien chef djihadiste Ahmed Al-Charaa, imputant les violences à des partisans de l’ancien régime armés. L’OSDH, basé au Royaume-Uni avec un vaste réseau de sources en Syrie, a confirmé que deux corps ont été reçus dans un hôpital local après la dispersion de la manifestation à Lattaquié, une information corroborée par une source médicale à l’AFP, selon Le Monde et France 24. Des milliers de protestataires ont brandi des photos et entonné des chants appelant à plus d’autonomie pour la communauté alaouite, d’après un reportage de France 24.

Contexte de tensions confessionnelles persistantes

La minorité alaouite est ciblée par des attaques depuis la prise de pouvoir à Damas fin 2024 par une coalition islamiste, menant à une flambée de violences confessionnelles, comme le rapporte Le Républicain Lorrain. L’attentat de vendredi à Homs a été revendiqué par le groupuscule extrémiste sunnite Saraya Ansar al-Sunna sur Telegram, promettant de poursuivre les attaques contre les “infidèles et apostats”, selon France 24, bien que des messages sur réseaux sociaux l’attribuent aussi à la faction djihadiste Ansar al-Sunna sans confirmation officielle, d’après Euronews.

Historique récent des violences dans les régions alaouites

En mars 2025, des massacres sur le littoral syrien avaient fait plus de 1 700 morts, essentiellement des alaouites, lors d’affrontements entre forces de sécurité et partisans de Bachar Al-Assad, selon l’OSDH, tandis qu’une commission nationale d’enquête avait recensé au moins 1 426 morts, pour la plupart civils, rapporte Le Monde. Des manifestations similaires avaient eu lieu fin novembre dans plusieurs villes côtières pour dénoncer les violences contre les alaouites, fortement implantés dans ces régions. Un appel à manifester avait été lancé samedi par un leader alaouite sur Facebook, appelant à “montrer au monde que la communauté alaouite ne pouvait pas être humiliée ou marginalisée”, selon Le Républicain Lorrain.

Des sources locales ont indiqué à Euronews que les forces de sécurité avaient bouclé le site de l’attentat à Homs, évacué les victimes et lancé une enquête, fermant partiellement les routes, dans un quartier abritant une grande communauté alaouite qui a connu récemment des meurtres, dont celui d’une institutrice tué par une bombe. Les autorités ont imposé un couvre-feu dimanche soir à Homs, prolongé jusqu’à lundi, avant que la violence ne s’apaise, selon l’agence de presse citée par Euronews.

Réactions et mesures des autorités face aux troubles

Les autorités syriennes ont déclaré avoir “maîtrisé la situation” sans confirmer les tirs sur manifestants, accusant des partisans de Bachar Al-Assad, comme rapporté par Le Monde, France 24 et Le Républicain Lorrain. Un commerçant de Lattaquié, Numeir Ramadan, âgé de 48 ans, s’est interrogé selon France 24 : “Où est Dieu et nous soutenons Assad… Pourquoi ces actions aléatoires se produisent-elles sans aucune dissuasion, responsabilité ou surveillance ?”. Les forces syriennes ont renforcé les mesures de sécurité pour les célébrations de Noël, avec des opérations coordonnées contre des cellules de l’État islamique autour de Damas, d’après Euronews.

Ces incidents surviennent dans un pays dirigé par Ahmed Al-Charaa, où les tensions entre communautés persistent, avec des appels à la sécurité lancés par des leaders alaouites sur les réseaux sociaux, selon Le Républicain Lorrain. L’OSDH continue de documenter les blessés à Homs et Lattaquié, sans bilan final consolidé au moment des rapports.

En conclusion, les manifestations alaouites du 28 décembre à Lattaquié et Homs ont entraîné au moins trois morts et 60 blessés selon les sources disponibles, dans un contexte d’attentat préalable à Homs et de violences confessionnelles récurrentes, avec des versions contradictoires des autorités et de l’OSDH sur les responsabilités.

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